L'homme bon

(partie 1)

J'étais une très bonne personne. J'étais si bon que la plupart des gens pouvaient à peine le supporter. Toutes les fois que j'allais à l'école du dimanche, je montais à mon cheval blanc portant mon chapeau blanc et j'avais mon pistolet d'argent dans son étui. J'avais un sourire fendu jusqu'aux oreilles en montrant mes brillantes dents blanches immaculées. Les petits filles qui portaient les robes d'école du dimanche me voyaient toujours et soupiraient « Oh, il est si bon ! » et s'évanouissaient. A chaque fois que j'entrais à l'église, je chantais à haute voix de baryton : « J'entre maintenant pour sauver ce jour ! »

Oui, c'était ma vie. J'étais un homme bon. J'étais un héros. Je me promenais toujours afin de m'assurer que toutes les personnes se comportaient dignement, comme les bonnes personnes dans les livres d'école du dimanche.

Un jour, je suis allé à la banque parce que j'ai voulu y déposer de l'argent. Les desperados sont entrés et ont tiré avec leurs pistolets avec frénésie. « Haut les mains ! C'est un hold-up », a dit l'un des bandits. Tous les gens ont crié et ont eu peur, et ont levé leurs mains vers le ciel. « Donnez-nous tout l'argent », a crié le chef des bandits. Je n'ai pas levé mes mains. Au lieu de faire cela, je me suis caché sous un bureau. Soudainement, je suis sorti de ma cachette en tirant avec mon pistolet : « PAN ! » J'ai tiré l'arme de la main du chef des bandits. « PAN ! » J'ai tiré l'arme de la main de l'autre. « PAN ! » J'ai tiré l'arme de la main du dernier. Ensuite, j'ai combattu tous les trois avec mes poings. Vlan ! Vlan ! Vlan ! Vlan ! … jusqu'à ce qu'ils aient été tous domptés et ligotés. Le bandit principal a pleurniché : « Pitié, pitié, j'ai besoin d'argent pour ma maman qui est malade. »

« Ta gueule », ai-je dit. « Si vous aviez besoin d'aide, vous devriez venir à l'église pour prier. »

Quand les flics sont arrivés, l'un a dit : « Merci pour votre aide. Nous ne pouvions pas faire ça sans vous. »

Tous le monde a su l’héros merveilleux que j'étais. Je suis toujours sorti pour protéger les gens contre un grand péché – l'alcool ! L'alcool est mauvais ! L'alcool n'est pas un remède dans vos heures difficiles, Monsieur Groenemeyer. L'alcool vient du diable !

C'était mon objectif de débarrasser le monde de ce péché. Cela serait un acte héroïque, même pour moi. À cause de cela, je suis allé à un pub où il y avait beaucoup de pécheurs qui étaient assis et buvaient de l'alcool. J'ai vu quelqu'un que j'avais connu à l'école. Il était évidemment devenu un pécheur à l'extrême car aujourd'hui il portait de grands tatouages, buvait de la bière, jouait au billard, et fumait des cigarettes. Quel malheur ! Je me suis approché de lui et je lui ai dit, « Tu n'as pas honte ? Ta maman te lisais chaque soir les histoires de la bible et t'envoyais chaque dimanche à l'école du dimanche, et maintenant tu bois et tu fumes. Quel genre d'homme es-tu devenu ? »

Il m'a regardé perplexe un instant, et ensuite il a commencé a sangloté. « Oh, je suis un homme terrible », a-t-il pleurniché.

« Tu dois te repentir. »

« Oui, bien sûr », a-t-il sangloté. « Je vais aller chez ma maman et lui dire que je suis désolé. Désormais je ne bois que du lait. »

« C'est bien. Bon, allez. »

Il a couru en pleurnichant.

J'ai fait quelque chose de similaire avec tous les autres clients du pub.

Tous le monde est allé à la maison pour s’excuser auprès de leurs mères et de boire du lait. Vous pensez peut-être que le propriétaire du pub était fâché parce que j'avais envoyé ses clients à la maison. Non, non. Il a dit : « Je suis très ému de vous. À partir de maintenant nous ne servirons que du lait, du jus de raisin, et de l'eau minérale.

J'ai fait la même chose dans de nombreux pubs. Beaucoup de personnes se sont repentis. J'étais si bon, si héroïque. J'étais certain que je serais toujours comme ça. Je serais toujours bon et pur – toujours juste. J'étais bon et parfait. Jamais je n'aurais pêché. Tous les gens me voyaient comme en héros. J'étais ici pour sauver tout le monde. Je ne serais jamais tombé dans le péché. Ensuite j'ai rencontré le mal en personne.

À suivre



The Good Man

(Part 1)

I was a very good man. I was so good that most people could hardly stand it. Whenever I went to Sunday School, I rode my white horse wearing my white hat and had my silver pistol in its holster. I smiled wide to show my shiny, perfectly white teeth. Little girls in their Sunday School dresses would see me and sigh, “Oh, he's so good” and faint in awe. Whenever I went in the church, I sang out in a loud baritone, “Here I come to save the day!” All the people would be amazed and many said, “Oh, our hero is here!”

Yes, that was my life. I was a good man. I was the hero. I went around making sure that all people behaved well like the good people in the Sunday School books.

One day I went to the bank because I wanted to deposit money. Some desperadoes came in and shot their pistols wildly. “Hands up! This is a stickup,” said one of the bandits. All the people screamed and were afraid and put their hands up. “Give us all the money,” cried the main bandit. I had not put my hands up. Instead, I had hidden myself behind a desk. Suddenly, I came out shooting with my pistol, POW! I shot the gun out of the main bandit's hand. POW! I shot the gun out of the other one's hand. POW! I shot the gun out of the last one's hand. Then I fought all three of them with my fists. Wham! Wham! Wham! Wham! …until they were all subdued and tied up. The main bandit whimpered, “Mercy, mercy, I need money for my mommy who's ill.”

“Shut up,” I said. “If you needed help, you should have come to pray in church.”

When the cops came, one said, “Thank you for your help. We couldn't get it done without you.”

Everyone knew what a wonderful hero I was. I always went out to protect people from a great sin – alcohol! Alcohol is bad! Alcohol is not your paramedic in your time of need, Mr. Groenemeyer! Alcohol is from the Devil!

It was my aim to rid the world of this sin. That would be a grand heroic deed, even for me. Because of this, I went to a bar where many sinners sat and drank alcohol. I saw someone whom I had known in school. He had obviously become a major sinner because today he had many large tattoos, drank beer, played pool, and smoked cigarettes. How evil! I went up to this man and said, “Aren't you ashamed? Your mommy read you Bible stories every evening and sent you every Sunday to a good Sunday School, and now you drink and smoke. What kind of man have you become?”

For an instant he looked at me bewildered, and then he began to sob. “Oh, I'm such a terrible man,” he blubbered.

“You should repent.”

“Yes, for sure,” he sobbed. “I'm going to go to my mommy and say I'm sorry. From now on I'm only drinking milk.”

“That's good. All right, on your way.”

He ran away whimpering.

I did something similar with all the other customers in the bar. All of them went home to apologize to their mothers and to drink milk. You might think that the owner of the bar was mad at me because I sent all his customers home. No, no. He said, “I'm very moved by you. From now on we're only serving milk, grape juice, and mineral water here – no more alcohol.”

I did the same thing in many bars. Many people repented. I was so good, so heroic. I was sure I would always be so. I would always be good and pure – always righteous. I was good and perfect. I would never sin. All people saw me as a hero. I was here to save the whole world. I would never fall. And then I met the evil one. 

To be continued







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