Andrew, Catherine et la voyante

(Andrew et Catherine sont en train de faire un petit voyage en amoureux sur un bateau de croisière nommé RMS Knutschmichfest. En ce moment, ils sont à Cozumel une petite île située à l'est de la côte du Mexique. Catherine prend un bain de soleil à la plage. Andrew, coiffé d'un chapeau qui dit « RMS Knutschmichfest » et d'une chemise qui dit « J'aime ma chérie », explore la ville. Il trouve une petite boutique mystérieuse. Il y entre. Il voit une femme très secrète. Elle porte un foulard en soie de couleur lavande, un turban et plusieurs chaînes en or.)

Madame Carterista : Bonjour. Bienvenue.

Andrew : Bonjour. C'est une boutique intéressante.

Madame Carterista : Merci. Je peux vous aider ?

Andrew : Non, merci. J'aimerais juste regarder.

Madame Carterista : D'accord.

(Andrew regarde des bibelots aux couleurs criardes. Il trouve une statue d'un homme primitif tenant une lance, qui regarde un dinosaure bouche bée.)

Andrew : Ça coûte combien ?

Madame Carterista : Trois cent quatre-vingt-quinze pesos.

(Andrew n'est pas impressionné.)

Andrew : Ah ah.

(Il trouve une boule de cristal.)

Andrew : Oh, très bien. Combien ça coûte ?

Madame Carterista : Ce n'est pas à vendre.

(Il paraît très déçu.)

Andrew : C'est dommage.

Madame Carterista : Une chose pareille a trop de pouvoirs pour une personne ordinaire.

Andrew : Ah bon ? J'ai toujours voulu posséder une telle chose comme ça.

Madame Carterista : Ça serait trop dangereux.

Andrew : Ah ah.

Madame Carterista : Une chose comme ça est conçue seulement pour ceux qui possèdent un don psychique.

Andrew : Ah ah.

Madame Carterista : C'est vrai.

Andrew : Laissez-moi deviner. Vous pratiquez la voyance psychique, n'est-ce pas ?

Madame Carterista : Oui, en effet.

Andrew : Ah ah.

Madame Carterista : Oui, je devine beaucoup de chose sur vous.

(Elle met ses mains sur la boule de cristal.)

Madame Carterista : Vous avez voyagé jusqu'ici en bateau, non ?

Andrew : Oui, c'est vrai.

Madame Carterista : Vous êtes ici avec quelqu'un de très important pour vous.

Andrew : Oui, c'est vrai.

Madame Carterista : Son prénom commence par la lettre A.

Andrew : Non.

Madame Carterista : B.

Andrew : Non.

Madame Carterista : C.

Andrew : Oui, c'est vrai.

(Il est très impressionné.)

Madame Carterista : Elle n'est pas votre épouse, pas encore.

Andrew : C'est vrai.

Madame Carterista : Elle s'appelle Claire.

Andrew : Non.

Madame Carterista : Claudia.

Andrew : Non.

Madame Carterista : Attendez … je sens … je sens … Christina.

Andrew : Non.

Madame Carterista : Candice.

Andrew : Non.

Madame Carterista : Carla.

Andrew : Non.

Madame Carterista : Charlotte.

Andrew : Non.

Madame Carterista : Attendez … Oh, le monde spirituel … je sens … je sens … Christa.

Andrew : Non.

Madame Carterista : Christine.

Andrew : Non.

Madame Carterista : Colleen.

Andrew : Non.

Madame Carterista : Cynthia.

Andrew : Non.

Madame Carterista : Cherylin.

Andrew : Non.

Madame Carterista : Oh … brisez l'ingérence spirituelle … je sens … je sens … je sens … Clarice.

Andrew : Non.

Madame Carterista : Cora.

Andrew : Non.

Madame Carterista : Cleopatra.

Andrew : Non.

Madame Carterista : Catherine.

Andrew : Oui, c'est vrai. Comment est-ce que vous saviez ça ?

Madame Carterista : Je l'ai senti. Je l'ai senti au début mais il y avait l'ingérence spirituelle.

Andrew : Je comprends.

Madame Carterista : Elle vient des États-Unis.

Andrew : Oui, c'est vrai.

(Il est très impressionné.)

Andrew : Vous en savez beaucoup sur moi. Comment avez-vous appris à faire ça ?

Madame Carterista : C'est un talent, on est né avec.

Andrew : Ah bon.

Madame Carterista : Je sens que vous êtes une personne unique.

Andrew : Ma mère dit toujours ça.

Madame Carterista : C'est vrai. Je sens que vous êtes une personne avec beaucoup de talent. Vous êtes une personne très spirituelle. Venez ici, s'il vous plaît. Normalement, je ne permets pas qu'on touche à cette boule mais vous êtes une personne très spirituelle. Cette boule est unique. Il n'y en a qu'une seule au monde.

Andrew : Ouah.

Madame Carterista : Mettez vos mains sur la boule.

Andrew : Vous êtes sûre ?

Madame Carterista : Oui. Je rencontre très rarement une personne d'aussi spirituelle que vous.

(Avec hésitation, il met ses mains sur la boule.)

Madame Carterista : Qu'est-ce que vous sentez ?

Andrew : C'est froid.

Madame Carterista : Si, si ! L'hiver dernier, il y avait un ouragan. Il faisait très froid. Quel talent !

Andrew : Vraiment ?

Madame Carterista : Que ressentez-vous d'autre?

Andrew : J'ai faim.

Madame Carterista : Ouah ! Quel talent ! Pendant l'ouragan nous n'avions pas assez de nourriture. Je suis très impressionné par votre talent et votre spiritualité.

Andrew : Je ne sais pas comment j’aurais pu le savoir.

Madame Carterista : C'est ce que pensent toujours les personnes spirituelles.

Andrew : Je ne savais pas que j'avais ce talent.

Madame Carterista : Les gens de talent sont toujours si modestes. Écoutez. Vous devriez retourner chez vous avec cette boule. Vous ferez des choses incroyable avec elle.

Andrew : Et vous, qu'est-ce que vous ferez ? Il n'y a qu'une seule comme celle-ci dans le monde.

Madame Carterista : Je suis une vieille femme. Je dois passer la flamme. J'ai toujours su que je rencontrerais quelqu'un plus talentueux que moi. La boule doit rester avec vous.

Andrew : Avec moi ? Incroyable.

Madame Carterista : Pour seulement soixante-six mille pesos.

Andrew : Oh la, c'est cher.

Madame Carterista : C'est bon marché en comparaison des choses incroyables que vous allez faire avec.

(Andrew fait des calculs sur son portable.)

Andrew : C'est presque cinq mille dollars. Je voudrais cette boule mais je n'ai pas assez d'argent.

Madame Carterista : Avez-vous une carte de crédit ?

Andrew : Oui, mais c'est seulement en cas d'urgence et elle a une limite de dépense de mille cinq cents dollars.

(Madame Carterista fait des conversions dans son portable.)

Madame Carterista : Ça fait presque vingt mille pesos. Je crois que la providence divine a voulu que vous ayez cette boule de cristal. Je vais vous faire une bonne affaire. Vingt mille pesos … seulement pour vous.

Andrew : Heu … heu … il n'y en a qu'une seule au monde, n'est-ce pas ?

Madame Carterista : Oui.

Andrew : C'est en cas d'urgence, bien sûr … d'accord, je la prends.

Madame Carterista : Merveilleux.

(Andrew achète la boule et part. Madame Carterista va chercher une boîte à l'arrière salle, sur laquelle il est inscrit : « fabriqué en Chine ». Elle l'ouvre et sort une boule de cristal identique à l'autre, puis l'expose. Elle compose un numéro sur son portable.)

Madame Carterista : Allô, 15 jusqu'à présent. On a besoin de faire un autre commande. Très bien. Merci.

(Elle raccroche le téléphone. Catherine entre et remarque aussitôt la boule de cristal.)

Catherine : Oh, cette boule de cristal est si belle !

Madame Carterista : Oui. Il n'y en a qu'une seule au monde.

Catherine : Incroyable. C’est combien ?

Madame Carterista : Elle n'est pas à vendre.

Catherine : Zut.

Madame Carterista: Je sens que vous êtes une personne très spirituelle.

Fin





Andrew, Catherine, and the Psychic

(Andrew and Catherine are taking a little love voyage on a cruise ship named RMS Knutschmichfest. At the moment they're on Cozumel, a little island off the east coast of Mexico. Catherine is sunbathing on the beach. Andrew, wearing a hat that says “RMS Knutschmichfest” and a shirt that reads “I love my sweetie,” explores the town. He finds a little mysterious shop. He enters it. He sees a very esoteric woman. She's wearing lavender silk scarves and a turban and numerous gold chains.)

Madame Carterista: Hello. Welcome.

Andrew: Hello. This is a very interesting shop here.

Madame Carterista: Thank you. Can I help you?

Andrew: No, thank you. I just want to browse.

Madame Carterista: Okay.

(Andrew looks at some gaudy trinkets. He finds a statue of a primitive man looking at a dinosaur mouth agape and holding a spear.)

Andrew: How much is this?

Madame Carterista: Three hundred ninety-five pesos.

(Andrew is not impressed.)

Andrew: Mmm hmm.

(He finds a crystal ball.)

Andrew: Oh, very nice. How much is this?

Madame Carterista: That's not for sale.

(He looks disappointed.)

Andrew: That's a shame.

Madame Carterista: Such a thing is too powerful for the average person.

Andrew: Really? I've always wanted to own such a thing.

Madame Carterista: That would be too dangerous.

Andrew: Mmm hmm.

Madame Carterista: Such a thing is only for experienced psychics.

Andrew: Mmm hmm.

Madame Carterista: It's true.

Andrew: Let me guess. You're the experienced psychic, aren't you?

Madame Carterista: Yes, that's me.

Andrew: Mmm hmm.

Madame Carterista: Yes, I sense a lot from you.

(She puts her hands on the crystal ball.)

Madame Carterista: You came here by ship, didn't you?

Andrew: Yes, that's true.

Madame Carterista: You're here with someone important to you.

Andrew: Yes, that's true.

Madame Carterista: Her name starts with the letter A.

Andrew: No.

Madame Carterista: B.

Andrew: No.

Madame Carterista: C.

Andrew: Yes, that's true.

(He's very impressed.)

Madame Carterista: She's not your wife, not yet.

Andrew: That's true.

Madame Carterista: Her name is Claire.

Andrew: No.

Madame Carterista: Claudia.

Andrew: No.

Madame Carterista: Wait … I sense … I sense … Christina.

Andrew: No.

Madame Carterista: Candice.

Andrew: No.

Madame Carterista: Carla.

Andrew: No.

Madame Carterista: Charlotte.

Andrew: No.

Madame Carterista: Wait … Oh, spiritual world … I sense … I sense … Christa.

Andrew: No.

Madame Carterista: Christine.

Andrew: No.

Madame Carterista: Colleen.

Andrew: No.

Madame Carterista: Cynthia.

Andrew: No.

Madame Carterista: Cherylin.

Andrew: No.

Madame Carterista: Oh … break the spiritual interference .. I sense … I sense … I sense … Clarice.

Andrew: No.

Madame Carterista: Cora.

Andrew: No.

Madame Carterista: Cleopatra.

Andrew: No.

Madame Carterista: Catherine.

Andrew: Yes, that's true. How did you know that?

Madame Carterista: I sensed it. I sensed it the first time, but there was spiritual interference.

Andrew: I understand.

Madame Carterista: She's from the United States.

Andrew: Yes, that's true.

(He's very impressed.)

Andrew: You know a lot about me. How did you learn to do that?

Madame Carterista: It's a talent you're born with.

Andrew: I see.

Madame Carterista: I sense that you're a unique person.

Andrew: My mom always says that.

Madame Carterista: It's true. I sense that you're a very talented person. You're a very spiritual person. Come here, please. I normally don't allow anyone to touch this ball, but you're a very spiritual person. This ball is unique. It's the only one like it in the world.

Andrew: Wow.

Madame Carterista: Put your hands on the ball.

Andrew: Are you sure?

Madame Carterista: Yes. I rarely meet a person as spiritual as you.

(Hesitantly he puts his hands on the ball.)

Madame Carterista: What do you sense?

Andrew: It's cold.

Madame Carterista: Why, yes! Last winter there was a hurricane. It was very cold. What talent!

Andrew: Really?

Madame Carterista: What else do you sense?

Andrew: I'm hungry.

Madame Carterista: Wow! What talent! During the hurricane we did not have enough food. I'm very impressed by your talent, your spirituality.

Andrew: I don't know how I knew that.

Madame Carterista: That's how it always is with spiritual people.

Andrew: I didn't know that I had this talent.

Madame Carterista: Talented people are always so modest. Listen. You should return home with this ball. You would do amazing things with it.

Andrew: What will you do? It's the only one like it in the world.

Madame Carterista: I'm an old woman. I need to pass the torch. I've always known I would meet someone more talented than myself. The ball should be with you.

Andrew: With me? Incredible.

Madame Carterista: For only sixty-six thousand pesos.

Andrew: Oh, wow, that's expensive.

Madame Carterista: It's cheap when you compare it to the incredible things you'll do with it.

(Andrew calculates something on his cell.)

Andrew: That's almost five thousand dollars. I want that ball, but I don't have enough money.

Madame Carterista: Do you have a credit card?

Andrew: Yes, but it's only for emergencies, and it has a credit limit of fifteen hundred dollars.

(Madame Carterista calculates something on her cell.)

Madame Carterista: That's approximately twenty thousand pesos. I know it's divine providence that you get that ball. I'm going to make a great deal for you. Twenty thousand pesos … only for you.

Andrew: Um … um … it's the only one of its kind in the world, isn't it?

Madame Carterista: It is.

Andrew: This is an emergency, of course … okay, I'll take it.

Madame Carterista: Wonderful.

(Andrew buys the ball and leaves. Madame Carterista gets a box from the back room upon which it says, “Made in China.” She opens it and gets out a crystal ball identical to the other one and displays it. She dials a number on her cell.)

Madame Carterista: Hello, 15 so far today. We need to order another shipment. Very well. Thank you.

(She hangs up the telephone. Catherine enters and immediately notices the crystal ball.)

Catherine: Oh, this crystal ball is beautiful!

Madame Carterista: Yes. It's the only one like it in the world.

Catherine: Incredible. What's its price?

Madame Carterista: It's not for sale.

Catherine: Shoot.

Madame Carterista: I sense that you're a very spiritual person.

The End






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